Math mon modèle

Math mon modèle

J’ai recemment prêté mon image à une campagne de financement participatif visant à réunir des fonds pour la restauration de quelques modèles mathématiques de la collection de l’Institut Henri Poincaré. Nous sommes une dizaine de personnes à avoir pris la pose – les affiches avec nos têtes sont aujourd’hui posées par ci-par là dans divers lieux mathématiques en France.

Voulez-vous voir l’affiche avec ma tête ? Mmm…. même si je tiens ce blog depuis quelques années déjà, je n’y avais jamais publié de photographie de moi même. Bam! Ça vient de changer.

Alba Málaga à côté du modèle 3D d'une cyclide.
Affiche pour la campagne « Math mon modèle ».

He, he, pour ceux qui ne m’ont pas vue depuis longtemps, voire jamais, cette image revèle en même temps quelques nouvelles :

  • oui, j’ai des nouvelles lunettes;
  • oui, je porte une coupe de cheveux très courte depuis cet été;
  • oui, je travaille maintenant chez Inria;
  • oui, je suis enceinte.

Je suis complètement fan de la collection d’objets mathématiques de l’IHP. Il faudrait que je vous raconte un jour l’histoire de l’équation perdue de la surface de Kummer à 8 points doubles réels… En tout cas, si c’est dans vos moyens, je vous encourage vivement à contribuer à ce mécénat participatif ! Allez sur le lien www.ihp.fr/commeon pour découvrir comment contribuer et lire des nouvelles de la campagne. La campagne « Math mon modèle » est ouverte jusqu’au 19 novembre 2017.

Maths utiles au London Science Museum

C’était super de revenir au London Science Museum, que je n’avais pas visité depuis 2011-2012.

Mais c’est bien dommage que je n’ai pas pu voir ce que je souhaitais le plus revoir,  à savoir l’immense collection de modèles géométriques que ce musée possède. Je ne me rappelle plus quels modèles j’avais vu lors de ma première visite, mais je regrette de ne pas avoir pu m’y attarder plus à l’époque. Je me souviens comme si c’était hier que c’est dans ce musée que j’avais appris pour la première fois le role de Felix Klein dans la création et la diffusion de modèles en platre.

Le nouvel accrochage de la section maths du London Science Museum est aujourd’hui dédié uniquement aux mathématiques utiles. C’est fascinant comme tout, j’a par exemple pu y voir un analyseur différentiel, ou l’une des premières machines capable de reconnaitre des visages en faisant une analyse de formes. C’est fascinant et pourtant je suis restée sur ma faim… certes, je referais bientot des maths utiles et fascinantes, mais j’ai vu dans ma vie tellement de mathématiques fascinantes mais inutiles que ça m’a serré le coeur de ne pas les voir représentées au London Science Museum;

Un bénévole qui présentait au public ce jour-là quelques objets mathématiques imprimés en 3D m’a expliqué que le musée n’expose jamais à un moment donnée plus de 6 % de ses collections. En sachant ça, je comprends  que limiter l’exposition à des mathématiques utiles est une façon comme une autre de faire ces choix. Mais je veux encore revoir les modèles en platre – dans l’exposition actuelle il n’en reste que deux. J’ai acheté le livre du curateur de la section maths telle qu’elle est aujourd’hui qui est en quelque sorte le catalogue de ses choix, et je compte lui écrire quand j’aurais fini de lire le livre. Avec un peu de chance, je réussirais peut-etre à négocier une visite dans les magasins du musée pour revoir les objets que je voulais tellement revoir ?

En attendant, il est possible d’explorer le catalogue des collections du musée à l’adresse suivante  :

http://collection.sciencemuseum.org.uk/

 

Boîte mystérieuse et démonstration 3D

Ce matin je suis partie de chez moi avec une grosse boîte sur un diable. Pourquoi? Bah, parce que hier matin il neigeait à Palaiseau. Si je l’avais prise hier, le contenu de la boîte aurait pu souffrir des dommages.

Le trajet s’est assez bien passé. J’en ai profité pour prendre des photos.

Boîte cartonnée, posée sur un diable. L'ensemble se trouve devant un escalier assez long - la fin de l'escalier se perd à l'horizon.
La boîte mystérieuse devant les escaliers qui mènent à la gare du RER

Au moment d’arriver aux escaliers j’ai pris à gauche. Même si la boîte était assez légère, le diable était lourd.

Boîte cartonnée posée sur un diable. L'ensemble se trouve sur un quai de gare RER, tout près des voies.
La boîte mystérieuse à sa gare de départ.

On est parties…

Une boîte en carton posée sur un diable devant un panneau qui déclare : « RER SNCF • À bientôt! • See you soon! • ¡ hasta pronto ! • RER B»
La boîte mystérieuse arrive à la fin du trajet en RER.

On est arrivées…

Une boîte en carton, entre-ouverte, les voir une imprimante 3D de type « delta », chaudement enveloppée dans du papier à bulles.
Le contenu de la boîte se dévoile enfin.

Et enfin au bureau j’ai déballé la belle μDelta d’Imaginary France.

(Vous remarquerez que j’ai fini par devoiler ce qu’il y avait dans la boîte, ah, je suis moins cruelle que je n’en ai l’air.)

Cette imprimante 3D avait été acheté par la section française d’Imaginary pour les démonstrations lors de la tenue de stands à la Fête de la Science, le salon de Culture et Jeux Mathématiques et des forums similaires. Recemment, elle a par exemple été à Savante Banlieue à Villetaneuse et à la Fête de la Science du LRI à Bures-sur-Yvette. Cette μDelta a été achetée avec un financement de la Diagonale Paris-Saclay.

Je l’ai rapportée aujourd’hui à la fac’ de Saint-Denis justement pour faire une démo cet après-midi. C’était une démo spéciale pour le service handicap. Je pourrais vous parler longuement de l’usage de l’impression 3D pour l’accessibilité de la vulgarisation mathématique aux aveugles mais ce sera pour une autre occasion.

J’ai rapporté quelques objets déjà prêts. Par exemple le chapeau Nepali, la terre pseudosphérique et Taube :

Trois objets mathématiques imprimés en 3D. De gauche à droite : la surface Népali, qui ressemble à un chapeau asiatique pointu, en plastique
Nepali, terre pseudospherique et Taube

La démo s’est très bien passée, car (heureusement) j’avais réussi à préparer l’imprimante avec la calibration semi-automatique.

L'imprimante 3D μDelta déposée sur un bureau et entourée d'une sélection d'objets 3D. L'imprimante a trois pattes, qui en font une espèce de tour. En haut de la tour il y a une bobine de plastique. L'imprimante possède un écran LCD qui permet de la commandé, ici, il affiche la temperature et l'état de l'imprimante, par exemple.
μDelta et compagnie prêtes pour la demo

Pour la fin, un peu de “eye-candy” et les citations de rigueur. Voici l’ensemble des objets que j’avais rapportés pour la démonstration d’aujourd’hui :

Des objets 3D éparpillés sur une écharpe rouge. On y voit, pele-mele, la surface Schnééflocke, en bleu, la terre pseudosphèrique, la surface Kolibri, la surface Népali, les pièces d'un puzzle du cube Soma, la surface Taube, un papillon, et la pyramide du puzzle Fire.
Objets 3D éparpillés…

Dans le lot il y a :

  • des surfaces algébriques de la collection de l’institut FORWISS (Schneeflocke et Nepali, ce sont les deux objets les plus grands);
  • un puzzle de George Hart (Fire);
  • un papillon articulé de Laura Taalman alias mathgrrl;
  • et le pour le reste des modèles, c’est moi l’auteur.

Bonne nuit!

29/02/2016 : atelier surfaces

Photographie de quatre modèles de surfaces algébriques imprimées en 3D

Je me suis mise à imprimer des surfaces algébriques il y a un an ou presque.

La plupart des modèles que j’imprime sont des modèles déjà existants. Pour cela, mon dépôt favori est bien sûr IMAGINARY, sinon il y a pas mal de modèles mathématiques disponibles sur Thingiverse.

Mais quelques uns des modèles que j’imprime ont été créés par moi-même, comme ceux de la photo ci-dessous :

Photographie de quatre modèles de surfaces algébriques imprimées en 3D
Les modèles de Kolibri, Taube, Eistute et Herz.

Je propose un atelier pour tous les curieux d’en savoir plus sur les procédés que je suis pour la création et l’impression de ces modèles. La première fois que je l’ai fait, il été destiné à des écoliers au Sénégal. La deuxième fois, ce sera dans quelques jours au Proto204.

Date : 29 février 2016

Heure : de 18 à 20

Adresse : 204 rue André Ampère
91 440 Bures-sur-Yvette

Lien vers l’événement  sur le site du proto204

Lien direct vers les inscriptions via eventbrite

Il n’est pas obligatoire de s’inscrire, mais c’est fortement recommandé. De plus, vue la nature de l’atelier, il est conseillé de venir avec un ordinateur portable. Dernier point : le Proto204 se trouve au sein du campus de la Faculté des Sciences d’Orsay. Si vous n’êtes jamais venu(e), je vous conseiller fortement d’étudier votre itinéraire à l’avance.

Annonce : Atelier 29/02/2016

(Version de l’annonce initialement publiée sur mon Tumblr.)

Si vous aimez les 4 surfaces de la photo…

Si vous aimeriez réaliser vous même des modèles similaires… (sans avoir à puiser dans un dépôt en ligne.)

Si vous avez la chance d’habiter en région parisienne…

(… où encore mieux, quelque part le long de la ligne RER B deservant l’axe nord-sud de la région parisienne)

Alors venez, venez nombreux, ce lundi 29 février de 18h à 20h au Proto204.

Site du Proto204 (contenant notamment des instructions pour y accéder) : http://proto204.co

Lien pour s’inscrire (inscription non obligatoire mais fortement recommandé): https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-impression-3d-surfaces-parametriques-21010925243