Le retard permanent

Un colloque au centre interdisciplinaire d’Alembert à l’université Paris-Sud concernant la question du temps des chercheurs se tiendra ce jeudi 20 avril.

http://www.centre-dalembert.u-psud.fr/colloques/2017-quand-le-temps-nous-est-compte-questions-de-temps-dans-le-travail-academique/

Je compte bien y assister puisque la question me touche de près. Depuis que j’ai fini ma thèse je passe un temps absurde à chercher du travail chaque année pour l’année suivante. Soit dit en passant, pour la rentrée 2017 j’ai déjà trouvé un travail passionnant (encore temporaire mais donnant de bonnes perspectives pour la suite, j’en parlerai plus dans un autre article).

Mes aînés se plaignent de leur côté du temps passé à chercher des financements sur projet (les financements ANR, ERC et similaires). Voir par exemple cet article de Viviane Pons

http://openpyviv.com/2016/04/15/funding/

Il existe même un manifesto de « Slow Science », qui sera discuté au colloque de jeudi.

Personnellement je me suis mise à refléchir la dessus aujourd’hui car j’ai enfin fini ma « TODO list » de février aujourd’hui. Elle avait pourtant l’air assez raisonnable :

  • finir les corrections des examens et projets du premier semestre ;
  • imprimer quelques objets mathématiques ;
  • finir une relecture pour laquelle j’avais pris un retard considérable ;
  • faire les candidatures sur les postes de maître de conférences ouverts au fil de l’eau ;
  • écrire un nouvel article avec Serge.

Bon, pour être hônnete le nouvel article avec Serge n’est pas encore fini, mais presque (ça parle d’unique ergodicité dans un wind-tree générique). En tout cas, ma liste avait l’air tellement raisonnable que pour me forcer à bien avancer dessus je me suis dite que je n’écrirai pas dans le blog tant que je n’aurais pas fini au moins les corrections et la relecture. J’ai fini la relecture ce matin, ce qui explique mon long silence.

Pourquoi était-ce une liste pour février ? Eh bien, parce que je suis partie en février à Marseille pour un mois thématique et en optimiste invétérée j’imaginais que pendant ce mois sans enseignements j’aurais un temps fou pour m’occuper de tout ça. En pratique, au bout de deux semaines j’étais déjà fatiguée et au bout de trois semaines complètement épuisée. Résultat : je n’ai pu faire qu’une maigre fraction de ce que je voulais faire pendant que j’étais là-bas. En tout cas, Marseille c’était magique, comme d’habitude. J’ai croisé un nombre incroyable de personnes incroyables, j’ai initié plusieurs nouveaux projets en recherche et en vulgarisation, et j’ai enfin pu dîner au CIRM avec mon bébé. L’histoire du CIRM et les bébés mériterait aussi un article à part mais je commence à me dissiper alors je m’arrêterai là pour aujourd’hui puisque j’ai encore une centaine de mails accumulés à lire, 6 heures de cours à préparer et un examen blanc à écrire.

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