Maths utiles au London Science Museum

C’était super de revenir au London Science Museum, que je n’avais pas visité depuis 2011-2012.

Mais c’est bien dommage que je n’ai pas pu voir ce que je souhaitais le plus revoir,  à savoir l’immense collection de modèles géométriques que ce musée possède. Je ne me rappelle plus quels modèles j’avais vu lors de ma première visite, mais je regrette de ne pas avoir pu m’y attarder plus à l’époque. Je me souviens comme si c’était hier que c’est dans ce musée que j’avais appris pour la première fois le role de Felix Klein dans la création et la diffusion de modèles en platre.

Le nouvel accrochage de la section maths du London Science Museum est aujourd’hui dédié uniquement aux mathématiques utiles. C’est fascinant comme tout, j’a par exemple pu y voir un analyseur différentiel, ou l’une des premières machines capable de reconnaitre des visages en faisant une analyse de formes. C’est fascinant et pourtant je suis restée sur ma faim… certes, je referais bientot des maths utiles et fascinantes, mais j’ai vu dans ma vie tellement de mathématiques fascinantes mais inutiles que ça m’a serré le coeur de ne pas les voir représentées au London Science Museum;

Un bénévole qui présentait au public ce jour-là quelques objets mathématiques imprimés en 3D m’a expliqué que le musée n’expose jamais à un moment donnée plus de 6 % de ses collections. En sachant ça, je comprends  que limiter l’exposition à des mathématiques utiles est une façon comme une autre de faire ces choix. Mais je veux encore revoir les modèles en platre – dans l’exposition actuelle il n’en reste que deux. J’ai acheté le livre du curateur de la section maths telle qu’elle est aujourd’hui qui est en quelque sorte le catalogue de ses choix, et je compte lui écrire quand j’aurais fini de lire le livre. Avec un peu de chance, je réussirais peut-etre à négocier une visite dans les magasins du musée pour revoir les objets que je voulais tellement revoir ?

En attendant, il est possible d’explorer le catalogue des collections du musée à l’adresse suivante  :

http://collection.sciencemuseum.org.uk/

 

Première visite au LUTIN

Je travaille actuellement dans un laboratoire qui est reparti sur plusieurs sites : Nanterre, Saint-Denis, Paris… C’est un laboratoire pluri-disciplinaire. Le nom complet du labo c’est Cognition Humaine et Artificielle ou CHArt. Lien : cognition-usages.org

Personnellement, je travaille sur le site THIM à Saint-Denis et je ne connais pas très bien les autres sites. (Il faut comprendre que je n’ai pas beaucoup de temps, trois mois c’est vraiment court quand on enseigne trois cours, tous les trois pour la première fois.)

Hier, c’était le premier jour des journées CHArt, la réunion annuelle du laboratoire. La réunion avait lieu au site LUTIN qui se trouve à la Cité des Sciences. C’était donc ma prémière visite au LUTIN.

Bon, bon, je me rélis et je me rends compte que j’ai passé beaucoup de temps à écrire des préliminaires. Être concise devrait être ma prochaine bonne résolution du nouvel an. Passons au compte rendu de la journée (informel, vous lisez un blog, pas un site institutionnel).

Il y a eu pas mal de choses qui m’ont impressioné durablement. Comme ce gars qui a équipé une classe entière de lunettes munies de « eye tracking » et qui a trouvé que les enfants regardant plus leur camarade que leur enseignant étaient ceux qui réussissaient le mieux. Ou comme cette collègue qui a trouvé qu’une simple image de deux yeux vous regardant fermement augmentait considérablement l’effort cognitif.

J’ai alluciné avec la visite du LUTIN. Ils avaient plein de « eye trackers » y compris un directement adapté à un écran qui permettait une navigation ultra-simplifiée sur l’écran pour ceux qui, comme moi, sont obligés de tout regarder avec un zoom très rapproché. Je le veux!

Les nouveaux membres du labo, dont moi, ont fait une présentation de leurs travaux de recherche. J’ai parlé un petit peu de billards et pour faire le lien avec les sujets du labo j’ai parlé de la chambre en miroir à titre exemple de mes activités de vulgarisation. Il faudrait que je vous raconte ça un jour ici.

Le chef du labo m’a demandé si je faisais du SFALC ou « science facile à lire et à comprendre ». Question intéressante – j’ai répondu avec la vérité : non. Quand je fais de la médiation scientifique, je saute habituellement le matériel écrit. Ici, sur le blog je ne fais que me défouler. Si je devais en plus réflechir à chaque fois à la compréhension du lecteur, je ne m’en sortirais plus, il n’aurait plus de blog. Mais l’idée en soi est très attrayante. Ceci dit, le jour ou j’aurais le temps d’écrire un article MFALC, je le posterai sur Images des Maths plutôt qu’ici.

Machine de Turing en papier

Après une semaine très lourde passée à faire jour et nuit un dossier de candidature (je vous dirai où si je suis prise ! ), j’ai passée une matinée agréable à découper du papier.

 

Quatre morceaux de papier imprimés, réliés pour representer une machine de Turing.
Machine de Turing en papier

Voici donc, la machine de Turing en papier conçue pour l’espace Turing par Marc Monticelli et compagnie.

C’est pour introduire le projet sur lequel travaillerons mes étudiants du cours de Java. C’est cool hein? Dans quelques jours, la démo – je profiterai de mon trajet à Strasbourg pour illustrer l’usage de cet ordinateur de papier.

Boîte mystérieuse et démonstration 3D

Ce matin je suis partie de chez moi avec une grosse boîte sur un diable. Pourquoi? Bah, parce que hier matin il neigeait à Palaiseau. Si je l’avais prise hier, le contenu de la boîte aurait pu souffrir des dommages.

Le trajet s’est assez bien passé. J’en ai profité pour prendre des photos.

Boîte cartonnée, posée sur un diable. L'ensemble se trouve devant un escalier assez long - la fin de l'escalier se perd à l'horizon.
La boîte mystérieuse devant les escaliers qui mènent à la gare du RER

Au moment d’arriver aux escaliers j’ai pris à gauche. Même si la boîte était assez légère, le diable était lourd.

Boîte cartonnée posée sur un diable. L'ensemble se trouve sur un quai de gare RER, tout près des voies.
La boîte mystérieuse à sa gare de départ.

On est parties…

Une boîte en carton posée sur un diable devant un panneau qui déclare : « RER SNCF • À bientôt! • See you soon! • ¡ hasta pronto ! • RER B»
La boîte mystérieuse arrive à la fin du trajet en RER.

On est arrivées…

Une boîte en carton, entre-ouverte, les voir une imprimante 3D de type « delta », chaudement enveloppée dans du papier à bulles.
Le contenu de la boîte se dévoile enfin.

Et enfin au bureau j’ai déballé la belle μDelta d’Imaginary France.

(Vous remarquerez que j’ai fini par devoiler ce qu’il y avait dans la boîte, ah, je suis moins cruelle que je n’en ai l’air.)

Cette imprimante 3D avait été acheté par la section française d’Imaginary pour les démonstrations lors de la tenue de stands à la Fête de la Science, le salon de Culture et Jeux Mathématiques et des forums similaires. Recemment, elle a par exemple été à Savante Banlieue à Villetaneuse et à la Fête de la Science du LRI à Bures-sur-Yvette. Cette μDelta a été achetée avec un financement de la Diagonale Paris-Saclay.

Je l’ai rapportée aujourd’hui à la fac’ de Saint-Denis justement pour faire une démo cet après-midi. C’était une démo spéciale pour le service handicap. Je pourrais vous parler longuement de l’usage de l’impression 3D pour l’accessibilité de la vulgarisation mathématique aux aveugles mais ce sera pour une autre occasion.

J’ai rapporté quelques objets déjà prêts. Par exemple le chapeau Nepali, la terre pseudosphérique et Taube :

Trois objets mathématiques imprimés en 3D. De gauche à droite : la surface Népali, qui ressemble à un chapeau asiatique pointu, en plastique
Nepali, terre pseudospherique et Taube

La démo s’est très bien passée, car (heureusement) j’avais réussi à préparer l’imprimante avec la calibration semi-automatique.

L'imprimante 3D μDelta déposée sur un bureau et entourée d'une sélection d'objets 3D. L'imprimante a trois pattes, qui en font une espèce de tour. En haut de la tour il y a une bobine de plastique. L'imprimante possède un écran LCD qui permet de la commandé, ici, il affiche la temperature et l'état de l'imprimante, par exemple.
μDelta et compagnie prêtes pour la demo

Pour la fin, un peu de “eye-candy” et les citations de rigueur. Voici l’ensemble des objets que j’avais rapportés pour la démonstration d’aujourd’hui :

Des objets 3D éparpillés sur une écharpe rouge. On y voit, pele-mele, la surface Schnééflocke, en bleu, la terre pseudosphèrique, la surface Kolibri, la surface Népali, les pièces d'un puzzle du cube Soma, la surface Taube, un papillon, et la pyramide du puzzle Fire.
Objets 3D éparpillés…

Dans le lot il y a :

  • des surfaces algébriques de la collection de l’institut FORWISS (Schneeflocke et Nepali, ce sont les deux objets les plus grands);
  • un puzzle de George Hart (Fire);
  • un papillon articulé de Laura Taalman alias mathgrrl;
  • et le pour le reste des modèles, c’est moi l’auteur.

Bonne nuit!