Cylindres ⇒ carré

Une vieille blague dit qu’il y a 10 sortes de personnes : ceux qui savent compter en binaire et ceux qui ne le savent pas. En paraphrasant, on peut dire qu’il y a 10 sortes de mathématiciens : ceux qui aiment bien des figures et ceux qui préfèrent s’en passer.

Très tôt dans mon histoire, je me suis placée dans la première catégorie. Cela ne m’a pas empêché d’être fascinée par l’algèbre, mais cela m’a aidé à survivre à des cours de géométrie on ne peut plus arides par leur abstraction poussée – j’avais mes dessins à côté pour m’accompagner.

Alors quand il y a quelques semaines, Victor Kleptsyn m’a demandé si je savais ce que l’on obtenais en découpant deux cylindres recollés transversalement, j’ai pioché dans la trousse de ma grande et je me suis fabriqué deux cylindres collés transversalement.

(Mais je n’avais pas d’appareil photo pour vous les montrer.)

Quand on les découpe, on obtient… taran… un carré ! (Plus précisement une bande collée le long du bord du carré.)

Et si l’on recolle deux bandes de Moebius ? La réponse bientôt… (ou peut-être le 14 février) avec photos à l’appui.

Un jour fût le dernier pour Beksiński

Może mimo wszystko uda mi się dziś skonczyć obraz.

Lu dans Beksiński. Dzień po dniu kończącego się życia. Ce livre est une compilation du journal intime du peintre Zdzisław Beksiński et d’un long entretien d’un directeur de musée avec qui il était en confiance.

La phrase citée au début est la dernière phrase écrite dans le journal intime de Beksiński. On peut la traduire comme suit :

Peut-être qu’après tout je réussirai à finir la peinture aujourd’hui.

C’est la dernière phrase car il est mort assassiné le soir même du jour où il a écrit cela. Va savoir s’il a finit la peinture, va savoir de quelle peinture parlait-il.